Israël et le Liban ont convenu de lancer des négociations directes à l’issue de leurs premières discussions diplomatiques en plus de trois décennies, une rencontre rare médiatisée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington mardi.
La réunion de deux heures entre l’ambassadeur israélien Yechiel Leiter et l’ambassadrice libanaise Nada Hamadeh Moawad représente une avancée diplomatique majeure alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent contre le Hezbollah dans le sud du Liban. Les pourparlers ont eu lieu alors que le Hezbollah revendiquait au moins 24 attaques contre des positions israéliennes, avec des alertes aux drones et aux roquettes retentissant dans le nord d’Israël toute la journée.
Cela prendra du temps, mais nous croyons que cet effort en vaut la peine. C’est une réunion historique sur laquelle nous espérons pouvoir nous appuyer.
Marco Rubio, secrétaire d'État américain — BBC
Les négociations ont révélé des priorités radicalement opposées entre les deux parties. Israël a pressé le Liban de désarmer le Hezbollah et a exclu toute discussion sur un cessez-le-feu immédiat, tandis que le Liban a appelé à la fin des hostilités et à des mesures concrètes pour faire face à sa crise humanitaire. Plus de 2 000 personnes ont été tuées depuis le début des opérations israéliennes au Liban le 2 mars, et plus de 1,1 million de personnes ont été déplacées.
Malgré ces divergences, les deux ambassadeurs sont sortis de ces échanges avec des évaluations positives. Leiter a qualifié les discussions d’« échange merveilleux » et a souligné les points d’accord, notamment concernant l’élimination du Hezbollah du Liban. Moawad a qualifié les pourparlers de « constructifs », tout en insistant sur les appels du Liban en faveur d’un cessez-le-feu et d’un soulagement humanitaire.