Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi qu'il avait ordonné à son cabinet d'entamer des pourparlers de paix directs avec le Liban, marquant une possible ouverture diplomatique au milieu d'un conflit militaire qui a déjà fait plus de 1 700 morts.

La déclaration du dirigeant israélien est intervenue quelques heures après que le président libanais Joseph Aoun ait appelé à un cessez-le-feu suivi de négociations directes, affirmant que ses efforts diplomatiques recevaient des réponses positives de la part d'acteurs internationaux.

Au vu des demandes répétées du Liban d'ouvrir des négociations directes avec Israël, j'ai ordonné hier au cabinet de commencer ces pourparlers dès que possible

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien — Al-Monitor

Netanyahu a précisé que toute négociation porterait sur le désarmement du Hezbollah et l'établissement de relations pacifiques entre les deux pays. Le gouvernement libanais n'a pas encore réagi à ses déclarations.

Cette initiative diplomatique s'inscrit dans un contexte de combats intensifiés depuis le 2 mars, lorsque le groupe armé soutenu par l'Iran a repris ses attaques contre Israël. Les frappes israéliennes ont déplacé plus d'un million de civils libanais, tandis qu'au moins 400 combattants du Hezbollah ont été tués, selon des sources proches du mouvement.

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Présente les développements diplomatiques de manière factuelle, sans commentaire éditorial, en mettant l'accent sur les aspects procéduraux des négociations proposées. La perspective de Singapour souligne les préoccupations liées à la stabilité régionale et l'importance des solutions diplomatiques pour des conflits qui pourraient affecter les routes commerciales mondiales et la stabilité économique.