La Thaïlande a conclu un accord avec l'Iran permettant aux navires pétroliers thaïlandais de transiter en toute sécurité par le détroit d'Ormuz, répondant aux préoccupations critiques concernant l'approvisionnement énergétique alors que ce corridor maritime vital fait face à des restrictions sévères pendant le conflit en cours en Asie de l'Ouest.

Un accord a été conclu pour permettre aux pétroliers thaïlandais de transiter en toute sécurité par le détroit d'Ormuz

Anutin Charnvirakul, Premier ministre thaïlandais — The Hindu

L'accord intervient alors que les forces iraniennes ont effectivement réduit le transport maritime par le détroit à des niveaux minimaux depuis le début de la guerre régionale fin février. Plus de 80 pour cent du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transitant par le détroit d'Ormuz sont destinés aux marchés asiatiques, ce qui rend cette voie navigable cruciale pour la sécurité énergétique de la Thaïlande.

"Le transport de marchandises par le détroit d'Ormuz a chuté de 95 % suite au début de la guerre"

Les nations d'Asie du Sud-Est ont connu des perturbations importantes de l'approvisionnement en carburant, la Thaïlande voyant des files d'attente de plus en plus longues aux stations-service. L'accord représente une percée diplomatique pour la Thaïlande alors qu'elle cherche à maintenir des importations énergétiques stables au milieu des tensions régionales.

Avec cet accord en place, il y a une plus grande confiance que les perturbations comme celles observées début mars ne se reproduiront pas

Anutin Charnvirakul, Premier ministre thaïlandais — The Hindu

L'urgence de sécuriser le passage sûr est devenue évidente plus tôt ce mois-ci lorsqu'un vraquier battant pavillon thaïlandais a été attaqué lors de son transit par la voie navigable, entraînant la disparition de trois membres d'équipage. La marine d'Oman a mené des opérations de sauvetage pour l'équipage restant, mettant en évidence les conditions dangereuses auxquelles font face les navires commerciaux dans la région.

Les données de suivi maritime révèlent la gravité de la crise du transport maritime, avec le trafic de marchandises par le détroit d'Ormuz chutant de 95 pour cent entre le 1er et le 26 mars. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont activement appliqué les restrictions, repoussant les navires tentant de transiter par le détroit et déclarant la route fermée aux navires se dirigeant vers des ports liés à ce qu'ils qualifient d'ennemis.

L'agence britannique de sécurité maritime rapporte que 24 navires commerciaux, dont 11 pétroliers, ont fait face à des attaques ou à des incidents dans le Golfe, le détroit d'Ormuz ou le golfe d'Oman ce mois-ci seulement. Ce schéma de perturbation a créé une pression diplomatique urgente pour les pays dépendants des approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient.

Le gouvernement continuera à s'adapter aux situations évolutives et à ajuster les mesures pour minimiser l'impact sur le public