Le président Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis pourraient mettre fin à leur campagne militaire contre l'Iran dans un délai de deux à trois semaines, marquant ainsi le calendrier le plus précis à ce jour pour conclure un conflit qui en est maintenant à sa cinquième semaine.

Le président a indiqué aux journalistes à la Maison-Blanche que l'Amérique quitterait bientôt l'Iran, quels que soient les résultats des négociations diplomatiques.

Nous partirons très bientôt... dans deux semaines, peut-être deux semaines, peut-être trois.

Donald Trump, président des États-Unis — Al-Monitor

Les déclarations de Trump sont intervenues alors que la Maison-Blanche annonçait qu'il s'adresserait à la nation mercredi soir à 21 heures (heure de l'Est) pour fournir, selon les responsables, une « mise à jour importante » sur l'Iran.

Le président a insisté sur le fait qu'un accord diplomatique n'était pas nécessaire pour mettre fin à ce que l'administration a qualifié d'« Opération Fureur Épique ». Il a plutôt évoqué un objectif militaire axé sur les capacités nucléaires de l'Iran.

◈ Comment le monde voit cette actualité3 perspectives
Majoritairement Analytique2 Analytique1 Critique
🇫🇷France
Euronews
Analytique

Présente les déclarations de Trump de manière factuelle tout en notant l'escalade du conflit avec de nouvelles attaques iraniennes. Inclut la perspective israélienne montrant un engagement militaire continu malgré le calendrier américain.

🇶🇦Qatar
Al Jazeera English
Critique

Souligne le scepticisme des experts face aux calendriers changeants de Trump et remet en question le contrôle des États-Unis sur le conflit. Présente la guerre comme un « fiasco » qui s'est étendu au-delà de l'influence américaine.

🇩🇪Germany
NZZ
Analytique

Rapporte le calendrier de Trump tout en notant ses antécédents de changements d'estimations précédentes. Met en lumière l'incertitude quant à savoir si Israël suivra le calendrier américain pour mettre fin aux opérations.

Interprétation IA
Les perspectives sont synthétisées par l'IA à partir d'articles réels identifiés dans nos sources. Chaque média et pays correspond à une source d'information réelle utilisée dans l'analyse de cette actualité.

Quand nous estimerons qu'ils seront, pendant une longue période, renvoyés à l'âge de pierre et incapables de fabriquer une arme nucléaire, alors nous partirons. Qu'il y ait un accord ou non, cela n'a aucune importance.

Donald Trump, président des États-Unis — Euronews

Le conflit a fait des milliers de morts dans la région, notamment en Iran et au Liban, où Israël a lancé des opérations terrestres parallèlement à des bombardements aériens. Les prix du pétrole ont dépassé les quatre dollars le gallon aux États-Unis, les attaques de l'Iran contre des installations du Golfe ayant perturbé l'approvisionnement énergétique mondial.

Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré à Fox News que Washington pourrait voir la « ligne d'arrivée » dans cette guerre, confirmant que des messages étaient échangés entre les deux parties avec la possibilité de rencontres directes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a reconnu avoir reçu des messages directs de l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, mais a précisé qu'il ne s'agissait pas de négociations formelles. Le président iranien Masoud Pezeshkian a indiqué que son pays avait la « volonté nécessaire » pour mettre fin au conflit, mais qu'il exigeait des garanties contre de futures attaques.

La guerre s'est intensifiée mardi avec de nouvelles frappes de drones iraniens ciblant des réservoirs de carburant à l'aéroport international du Koweït, ainsi que des attaques contre des installations à Bahreïn et au Qatar. Les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé de cibler 18 entreprises américaines, dont Microsoft, Google, Apple et Tesla, à partir de mercredi soir.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué que son pays poursuivrait sa campagne militaire malgré le calendrier annoncé par Trump.

La campagne n'est pas terminée. Nous continuerons à écraser le régime terroriste.

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien — Euronews

Les déclarations changeantes de Trump sur la durée de la guerre ont suscité le scepticisme des experts en politique étrangère. L'administration avait initialement estimé que le conflit durerait de quatre à six semaines lorsqu'il a débuté le 28 février.

Le président a également critiqué les alliés pour ne pas soutenir l'effort de guerre, exhortant les pays confrontés à des pénuries de carburant à acheter de l'énergie américaine ou à « trouver un peu de courage retardé » pour sécuriser eux-mêmes le détroit d'Ormuz.