Le président Donald Trump a lancé samedi un ultimatum de 48 heures à l'Iran, exigeant que Téhéran ouvre le stratégique détroit d'Ormuz sous peine de frappes militaires dévastatrices, alors que le conflit, entré dans sa sixième semaine, s'intensifie avec la disparition d'un membre du service américain potentiellement vivant sur le territoire iranien.

Vous vous souvenez quand j'ai donné dix jours à l'Iran pour FAIRE UN ACCORD ou OUVRIR LE DÉTROIT D'ORMUZ ? Le temps presse – dans 48 heures, tout l'enfer s'abattra sur eux. Gloire à DIEU !

Donald Trump, président des États-Unis — Truth Social

Cet ultimatum intervient alors que les forces iraniennes et américaines mènent des recherches séparées pour retrouver un membre d'équipage américain porté disparu, issu de l'un des deux avions de guerre abattus lors d'opérations récentes. La perspective d'un militaire américain vivant et en fuite en Iran a accru les enjeux pour Washington, alors que le soutien du public à la guerre reste faible selon les sondages.

"Le temps presse – dans 48 heures, tout l'enfer s'abattra sur eux."

Israël a intensifié la pression sur Téhéran, un haut responsable de la défense confirmant des préparatifs pour frapper des installations énergétiques iraniennes dans la semaine à venir, sous réserve de l'approbation des États-Unis. Cette coordination suggère que les deux alliés tentent de forcer la main à l'Iran avant l'expiration du délai imposé par Trump.

La réponse de l'Iran mêle défi et ouvertures diplomatiques. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a averti qu'une escalade transformerait la « région entière en enfer » pour les États-Unis et Israël, tout en laissant entrevoir la possibilité de négociations de paix avec Washington, médiatisées par le Pakistan.

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Le média japonais aborde l'histoire sous l'angle de la sécurité régionale, en mettant l'accent sur les aspects militaires opérationnels et la recherche de l'aviateur porté disparu. Leur couverture reflète la position du Japon en tant qu'allié des États-Unis, préoccupé par la stabilité régionale mais maintenant une distance mesurée vis-à-vis d'un engagement direct dans les conflits du Moyen-Orient.