Le président Donald Trump a informé ses conseillers qu'il était prêt à conclure les opérations militaires contre l'Iran, même si le détroit d'Ormuz reste largement fermé, selon des responsables de l'administration cités par le Wall Street Journal.
Cette décision reflète l'évaluation de Trump selon laquelle forcer l'ouverture de cette voie maritime stratégique prolongerait le conflit au-delà de son calendrier préféré de quatre à six semaines. L'administration en est désormais au 30e jour d'opérations qui ont débuté le 28 février avec des frappes conjointes américano-israéliennes contre l'Iran.
La stratégie révisée de Trump privilégie l'atteinte des objectifs principaux — affaiblir les capacités navales et les stocks de missiles de l'Iran — tout en reportant à plus tard la tâche complexe de réouvrir le détroit. Cette voie maritime étroite, qui relie le golfe Persique à l'océan Indien, assure normalement le transit d'environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de centaines de navires chaque jour.
Nous sommes aujourd'hui au 30e jour
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche — The Hindu
Si la pression diplomatique échoue à convaincre Téhéran de rétablir la libre circulation maritime, Washington prévoit de pousser ses alliés européens et du Golfe à mener les efforts pour réouvrir la voie. Cette approche permettrait de transférer le fardeau loin d'une action militaire directe des États-Unis, tout en maintenant la pression sur l'Iran par le biais de partenaires coalisés.
Rapportant le revirement stratégique de Trump comme une décision motivée par le calendrier, en soulignant le cap des 30 jours et les possibilités de partage des charges avec les alliés. Présente cette évolution comme un ajustement pragmatique plutôt qu'un repli stratégique.