Une cour d'appel fédérale a statué samedi que les travaux de construction de la salle de bal controversée de la Maison-Blanche du président Trump pouvaient se poursuivre jusqu'au 17 avril, annulant ainsi une décision d'un tribunal inférieur qui aurait interrompu le projet en attendant l'approbation du Congrès.
La Cour d'appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia a voté à 2 contre 1 pour suspendre une décision rendue en mars par le juge Richard Leon, qui avait ordonné l'arrêt des travaux d'ici le 14 avril à moins que le Congrès n'autorise la finalisation du projet. Ce sursis temporaire donne à l'administration Trump le temps de faire appel devant la Cour suprême.
Cette salle de bal néoclassique, conçue pour accueillir 1 000 invités, est en construction depuis octobre, lorsque l'administration a commencé à démolir l'aile Est historique. Le projet, estimé à au moins 300 millions de dollars, a suscité une opposition farouche de la part des groupes de préservation du patrimoine.
Trump a défendu la construction en invoquant des raisons de sécurité nationale, révélant des plans pour des installations souterraines étendues sous la salle de bal. Le président a indiqué que des entrepreneurs militaires construisaient un complexe de bunkers sous la structure, décrivant la salle de bal elle-même comme une simple couverture protectrice pour les installations classifiées en dessous.
L'armée construit un grand complexe sous la salle de bal. La salle de bal devient essentiellement un abri pour ce qui est construit en dessous.
Donald Trump, Président — NPR
Le National Trust for Historic Preservation, qui a déposé le recours en décembre, affirme que le projet menace le caractère historique de la Maison-Blanche et nécessite l'approbation du Congrès pour une telle modification majeure de la résidence présidentielle. L'organisation soutient que les présidents ne possèdent pas la Maison-Blanche et ne peuvent pas autoriser unilatéralement des changements structurels majeurs.
Les médias allemands ont souligné les craintes que la salle de bal ne surpasse la structure actuelle de la Maison-Blanche, modifiant fondamentalement ses proportions et son apparence historique. Les critiques craignent que cette addition néoclassique ne donne l'impression que la résidence emblématique est diminuée en comparaison.
La Commission des beaux-arts a approuvé la conception de la salle de bal en février, bien que cet organisme fédéral soit désormais contrôlé par une majorité de personnes nommées par Trump. L'administration soutient que l'approbation du Congrès n'est pas nécessaire, car le projet est financé par des dons privés plutôt que par l'argent des contribuables.
Les avocats du ministère de la Justice ont qualifié toute interruption des travaux de menace grave pour la sécurité nationale, invoquant les caractéristiques de sécurité intégrées prévues pour l'installation. Ils affirment que les capacités défensives de la salle de bal contre les drones, les missiles et d'autres attaques en font une infrastructure essentielle plutôt qu'un simple espace cérémoniel.