Julius Malema, dirigeant du parti sud-africain Combattants pour la liberté économique (EFF), a été condamné jeudi à cinq ans de prison pour avoir tiré au fusil en l'air lors d'un meeting politique en 2018. Le verdict a été rendu par la magistrate Twanet Olivier au tribunal régional d'East London, dans la ville de KuGompo, dans la province du Cap-Oriental.

Ce dirigeant de l'opposition, âgé de 45 ans, avait été reconnu coupable l'année dernière de cinq chefs d'accusation, dont la détention illégale d'une arme à feu et le tir en public. L'incident s'est produit lors des célébrations du cinquième anniversaire de l'EFF dans un stade de la province du Cap-Oriental, où Malema a tiré plusieurs coups de feu avec un fusil semi-automatique.

Ce n'était pas … un acte impulsif … Ce n'était pas de la colère. C'était l'événement de la soirée.

Twanet Olivier, magistrate — The Guardian

Malema restera libre le temps que ses avocats fassent appel de la peine. Son équipe de défense avait soutenu que les tirs étaient festifs et n'avaient causé de tort à personne.

Les procureurs de l'État avaient demandé la peine maximale de 15 ans de prison, arguant que la position de Malema en tant que dirigeant politique influent aggravait la gravité de l'infraction. La magistrate a accordé le droit de faire appel de la peine, mais pas de la condamnation elle-même.

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RFI présente l'affaire comme un cas politiquement chargé impliquant un dirigeant d'opposition radical, en mettant l'accent sur les tensions raciales et les accusations de suprématie blanche. Le média souligne le contexte plus large de la politique de coalition en Afrique du Sud et de la crise de la violence par armes à feu, présentant à la fois les arguments de la poursuite et de la défense sans prendre parti.

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