Le pape Léon XIV a célébré son premier dimanche de Pâques en tant que pontife au milieu du conflit en cours au Moyen-Orient, célébrant la messe sur la place Saint-Pierre devant des milliers de fidèles réunis dans la Cité du Vatican.
Le pape, né aux États-Unis, qui s’est imposé comme un critique virulent de la guerre régionale, a prononcé sa traditionnelle bénédiction pascale à 10 h GMT, après la messe matinale. La cérémonie revêtait une importance particulière puisqu’il s’agissait du premier Pâques depuis la mort du pape François, qui avait fait sa dernière apparition publique lors du dimanche de Pâques 2025.
Lors de la veillée pascale de samedi, Léon XIV a appelé à la paix mondiale tout en condamnant les divisions engendrées par les conflits en cours. Cette semaine, il a directement interpellé le président américain Donald Trump pour qu’il trouve une issue à la crise au Moyen-Orient.
un monde nouveau de paix et d’unité
Pape Léon XIV — Al-Monitor
L’impact de la guerre a transformé les célébrations de Pâques à travers le Moyen-Orient. À Jérusalem, l’église du Saint-Sépulcre — lieu le plus sacré du christianisme où les croyants commémorent la résurrection du Christ — est restée fermée au public pour la première fois depuis des générations.
Al-Monitor aborde l’histoire à travers le prisme de la perturbation religieuse, soulignant la fermeture sans précédent des lieux saints et l’engagement du pape en faveur de la paix. Leur angle moyen-oriental met en lumière la manière dont le conflit a transformé les célébrations chrétiennes sacrées en enjeux de sécurité.
France 24 présente l’histoire comme une crise diplomatique et humanitaire, axant son analyse sur les appels du pape à la paix et les implications internationales de la restriction de la liberté religieuse. Leur perspective européenne souligne l’inquiétude de la communauté catholique mondiale face aux développements au Moyen-Orient.
Infobae adopte une vision empathique du pape Léon XIV en tant que défenseur de la paix confronté à la guerre régionale, mettant en avant ses appels directs à Trump et l’impact tragique sur les communautés chrétiennes. Leur perspective catholique latino-américaine dépeint le pape comme une autorité morale défiant les dirigeants politiques.
La semaine dernière, lorsqu’on lui a demandé s’il avait un message concernant la guerre en Iran pour le président Trump, Léon XIV a répondu : « J’espère qu’il cherche une issue. » Paul Elie écrit.
Mardi soir, lors d’une soirée venteuse à Castel Gandolfo, j’ai posé une question au pape Léon XIV. Avec une possible escalade de la guerre au Moyen-Orient, je voulais savoir s’il avait un message pour le président Donald Trump et d’autres dirigeants des États-Unis et d’Israël.
Le pape Léon XIV a marqué son premier Vendredi saint en devenant le premier pontife en plusieurs décennies à porter lui-même la croix en bois pour les 14 stations du chemin de croix au Colisée.
Les autorités israéliennes ont imposé des restrictions de sécurité sur les grands rassemblements religieux après les opérations militaires conjointes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février. Cette fermeture sans précédent a plongé la Vieille Ville, habituellement animée, dans un silence inhabituel pendant le week-end le plus saint du christianisme.
C’est la première fois de ma vie que je vis une fermeture totale du Saint-Sépulcre. C’est triste. Le Saint-Sépulcre est vide. C’est le symbole de l’événement le plus important de l’histoire chrétienne.
Jack Straw, habitant de Jérusalem — Al-Monitor
Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a célébré les offices pascaux à huis clos après que la police israélienne l’eut empêché de tenir une messe publique le dimanche précédent — un incident qui a suscité une condamnation internationale.
Le silence est presque absolu, rompu peut-être par le lointain écho de ce que la guerre continue de semer dans cette terre sainte et déchirée.
Cardinal Pierbattista Pizzaballa — Al-Monitor
Dans le sud du Liban, les communautés chrétiennes se sont retrouvées prises entre les bombardements israéliens et les positions du Hezbollah. Le village de Debel, près de la frontière israélienne, s’est préparé aux célébrations de Pâques alors que des tirs d’artillerie résonnaient autour de leur communauté isolée.
Les habitants locaux ont décrit une nuit de bombardements ininterrompus qui les a empêchés de dormir, tandis que les livraisons d’aide humanitaire étaient sévèrement restreintes. Malgré la peur et l’isolement, les dirigeants communautaires ont exprimé leur détermination à maintenir leurs célébrations pascales.
La situation est tragique. Les gens sont terrifiés, et le bruit des bombardements et des tirs n’a pas cessé un seul instant depuis hier soir.
Joseph Attieh, notable de Debel — Infobae
Le contraste entre la grandeur cérémonielle du Vatican et les églises fermées du Moyen-Orient a mis en lumière l’impact du conflit régional sur les célébrations les plus sacrées du christianisme. Ce qui reste incertain, c’est de savoir si le Pâques de l’année prochaine verra le retour des pèlerinages et des cultes publics normaux.