La Corée du Nord a tiré dimanche matin plusieurs missiles balistiques à courte portée dans la mer de l’Est, marquant le sixième essai connu de missile balistique de l’année. Pyongyang continue ainsi de rejeter les initiatives diplomatiques sud-coréennes.
Les missiles, lancés depuis la région de Sinpo vers 6 h 10, heure locale, ont parcouru environ 140 kilomètres avant de s’abîmer dans des eaux également appelées mer du Japon. Les services de renseignement sud-coréens et américains analysent en détail les caractéristiques de ces armes.
Notre armée a détecté plusieurs missiles balistiques à courte portée tirés dans la mer de l’Est depuis la région de Sinpo en Corée du Nord vers 6 h 10
État-major interarmées de la Corée du Sud — Euronews
Ces lancements s’inscrivent dans une intensification des essais d’armes ces dernières semaines, incluant des missiles balistiques, des missiles de croisière antinavires et des munitions à fragmentation. Plus tôt ce mois-ci, Kim Jong Un a personnellement supervisé des essais de missiles de croisière depuis un destroyer naval, et les médias d’État ont diffusé des images du dirigeant entouré d’officiers militaires pendant ces exercices.
Séoul a convoqué une réunion d’urgence sur la sécurité après ces lancements et a réaffirmé son alliance avec les États-Unis, qui maintiennent environ 28 000 soldats en Corée du Sud. Le ministère sud-coréen de la Défense a exigé l’arrêt immédiat de ce qu’il qualifie de provocations successives en matière de missiles, qui exacerbent les tensions régionales.
Les médias français présentent ces essais de missiles comme des provocations déstabilisatrices violant le droit international, en insistant sur les violations des sanctions de l’ONU et la menace pour la sécurité régionale. Leur couverture reflète la position de la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, engagée dans les cadres multilatéraux de contrôle des armements.
La couverture portugaise présente ces essais comme faisant partie d’un schéma plus large de développement d’armes nord-coréen, en se concentrant sur le contexte diplomatique et les tentatives de réconciliation échouées. Ce cadrage reflète le rôle du Portugal en tant que membre plus petit de l’OTAN, observant les tensions régionales sans implication stratégique directe.
Les médias allemands soulignent la nature provocatrice des répétitions d’essais de missiles et appellent à mettre fin à ces actions, reflétant l’engagement de l’Allemagne en faveur de la diplomatie multilatérale et du contrôle des armements. Ce cadrage s’aligne sur le rôle de l’Allemagne dans le soutien aux régimes de sanctions internationales et à la résolution pacifique des conflits.
Le calendrier de ces essais semble calculé pour saper les récents gestes diplomatiques de l’administration du président sud-coréen Lee Jae-myung, de centre-gauche. Séoul avait exprimé ses regrets après des incursions de drones civils dans le territoire nord-coréen en janvier, une démarche initialement saluée par Kim Yo Jong, la puissante sœur du dirigeant nord-coréen, comme un comportement avisé.
Cette ouverture diplomatique s’est rapidement refermée. Un haut responsable nord-coréen a qualifié ce mois-ci la Corée du Sud d’ennemi le plus hostile, reprenant une rhétorique incendiaire utilisée précédemment par Kim Jong Un lors de périodes de tensions accrues.
Ces essais d’armes violent plusieurs sanctions des Nations unies qui interdisent à la Corée du Nord de développer des armes nucléaires et des technologies de missiles balistiques. Contrairement aux missiles de croisière qui évoluent dans l’atmosphère, les missiles balistiques parcourent la majeure partie de leur trajectoire dans l’espace, ce qui les soumet à des restrictions internationales que Pyongyang a maintes fois bafouées.
Les capacités navales croissantes de la Corée du Nord retiennent particulièrement l’attention des analystes de la sécurité régionale. Le pays a lancé deux destroyers de 5 000 tonnes l’an dernier et construit deux navires supplémentaires de la même classe, alors que Kim Jong Un cherche à moderniser les forces maritimes du pays.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a mis en garde cette semaine contre une augmentation très préoccupante des capacités nucléaires de la Corée du Nord, estimant que le pays possède désormais plusieurs dizaines de têtes nucléaires. Pyongyang considère ses programmes nucléaire et balistique comme une dissuasion essentielle contre ce qu’il qualifie de menaces d’invasion en provenance de la Corée du Sud et des États-Unis.